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Un message de Ted Zettel

Date: 
Juillet 15, 2009
accroche: 

Félicitations au secteur biologique du Canada!

La date du 30 juin est historique pour les fermiers, les transformateurs, distributeurs, détaillants et consommateurs qui apprécient les produits biologiques. Pour ceux qui se souviennent du temps où l’agriculture biologique était vue comme un mouvement marginal, la création de la réglementation fédérale et de la norme biologique canadienne marque une étape décisive et constitue un point tournant de notre développement. L’usage de la mention « biologique » est maintenant défini, réglementé et encadré par l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Tous les exploitants du système, du producteur au consommateur, peuvent être davantage assurés que la valeur de la mention biologique est maintenue, et que les principes à la base desquels a été créé le mouvement sont mis de l’avant.

La route a été longue. Nous sommes reconnus comme étant un secteur croissant et important de l’industrie alimentaire, et ayant le potentiel de résoudre les problèmes de non ressourcement de notre économie moderne, industrialisée et mondialisée. D’excellentes opportunités d’affaires nous sont offertes maintenant que le consommateur grand public est mis au fait de l’alternative biologique. C’est une bonne chose. Pour les pionniers, qui étaient autrefois exclus de l’infrastructure agroalimentaire, il est stimulant de devenir des participants de l’industrie reconnus et compétents.

Il reste beaucoup de travail à accomplir et de questions à résoudre au jour même de l’implantation du Règlement sur les produits biologiques. Plusieurs éléments du fonctionnement du système restent à établir :

  • Quel sera l’impact sur le commerce?
  • Serons-nous efficacement protégés de l’importation de produits certifiés conformes à des normes différentes et moins contraignantes?
  • Au niveau du commerce intraprovincial, ou des produits exportés non réglementés
  • Combien de produits dits biologiques échapperont-ils à la mise en conformité à la norme biologique du Canada?
  • Comment la norme sera-t-il maintenue?
  • Disposera-t-on de ressources pour la procédure continue de révision de l’ONGC?
  • Est-ce que le législateur (le Bureau Bio-Canada) sera attentif aux besoins du secteur quand des modifications seront requises?
  • Pourrons-nous contrecarrer les forces visant à diluer les exigences liées à la norme pour la rendre comparable aux meilleures pratiques du secteur conventionnel?
  • Comme membres du secteur biologique canadien, pourrons-nous travailler ensemble et établir des buts communs afin de demeurer un mouvement crédible?

Ces incertitudes et quelques autres questions subsistent dans nos esprits. Il y a aura une période de transition au cours de laquelle nous devrons être patients et confiants pour assurer que le commerce poursuive sa croissance. Nous devons nous féliciter pour l’abondant travail et la généreuse persévérance des centaines d’individus, pionniers et leaders de la production biologique. Il est temps de considérer ce qui peut être accompli par des gens mus par un idéal et qui acceptent de travailler ensemble en dépit de leurs différences. J’espère que nous continuerons à coopérer de la sorte, pour que ce que nous célébrons aujourd’hui puisse être protégé, renforcé et développé dans les mois et les années à venir.

Ted Zettel President, Fédération biologique du Canada

© Fédération biologique du Canada